Cobalt for Development
Le parcours des sites pilotes

Six ans pour une mine légale.

L’histoire du C4D est une recherche : des années de sites infructueux avant Tombolo. Les phases ci-dessous la retracent, de l’étude de faisabilité à un pilote désormais au stade de sa décision finale d’investissement.

Faisabilité2017–2018
  1. 2017

    Le rapport d’Amnesty International sur le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement du cobalt déclenche une réponse de l’industrie.

  2. 2018

    BMW commande une étude de faisabilité à la GIZ. Une mission de terrain évalue trois sites artisanaux et leurs communautés et identifie trois risques majeurs : la santé-sécurité, la pollution environnementale et les pires formes de travail des enfants.

Cobalt for Development 12019–2022
  1. 2019

    Le C4D est lancé avec BMW, BASF, Samsung Electronics et Samsung SDI. L’EGC est créée et reçoit le monopole d’achat du cobalt artisanal ; le site ZEA Kisote est annoncé comme premier site pilote candidat.

  2. 2020

    Les forages confirment que le cobalt de Kisote est trop profond pour une exploitation artisanale et le pilote est abandonné. Le C4D adopte un modèle mobile de formation et de coaching, dispensé directement sur les sites informels avec le SAEMAPE. Volkswagen rejoint le projet.

  3. 2021–2022

    La recherche se déplace vers une concession industrielle, avec des évaluations à Kisanfu, UCK-Dran, Kawama et d’autres. Les partenaires se rendent dans la région en 2022, mais le pilote avec le grand exploitant patine sur des questions juridiques non résolues.

Cobalt for Development 22023–2025
  1. 2023

    La phase 2 démarre et Stihl rejoint le projet. Le pilote sur concession échoue : le Code minier interdit à un exploitant industriel de louer des carrés à une coopérative sans risquer ses droits fonciers. Le C4D se tourne vers l’échelon national ; l’EGC renaît sous une nouvelle direction et un cinquième module de formation sur la sécurité en puits profond est co-créé avec le SAEMAPE.

  2. 2024

    La Gécamines sous-loue les sites de Tombolo et Kanunka à l’EGC, créant la base légale d’un pilote. Le C4D signe un accord de collaboration avec l’EGC et suspend le coaching des coopératives pour l’appuyer. Les études géologiques confirment les deux sites ; Tombolo est retenu. Renault rejoint le projet.

  3. 2025

    L’étude de Tombolo et la conception de la mine sont finalisées et le pilote atteint le stade d’une décision finale d’investissement (en attente). L’USAID est démantelée, laissant un vide de financement ; la Commission européenne rejoint le projet via le Global Gateway de l’UE. Un décret présidentiel reconnaît le pilote de l’EGC comme une priorité. Le C4D publie sa note des enseignements tirés.

Continuation2025–2028
  1. 2025+

    Le C4D peut maintenir son assistance technique jusqu’au début 2028 : consolider Tombolo après la décision d’investissement, étendre à d’autres sites et diffuser ses modèles (check-lists, procédures, modules de formation), tout en plaidant pour des incitations de marché en faveur du cobalt artisanal légal.

  2. 2026

    Le SAEMAPE et la GIZ signent un MOU de formalisation à Lubumbashi, scellant le partenariat qui sous-tendait le travail de formation du C4D.

Statut

Où en est le projet.

L’étude géologique et la conception de la mine de Tombolo sont finalisées, et le pilote a été mené jusqu’au stade d’une décision finale d’investissement. Si elle est prise, elle ouvrirait la première mine de cobalt artisanale légale sous le Code minier de 2018.

Le financement a évolué. Après le démantèlement de l’USAID en 2025, qui a laissé un vide, la Commission européenne a rejoint le C4D, co-finançant via le Global Gateway de l’UE. Le C4D prévoit de maintenir son assistance technique jusqu’au début 2028 : consolider Tombolo, diffuser ses modèles et plaider pour les incitations de marché qui rendraient viable le cobalt artisanal légal.

Sur le Hub

Plus d’initiatives, cartographiées et suivies.

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