Cobalt for Development
Initiative

Prouver que le cobalt artisanal peut être à la hauteur.

Un projet pilote au Lualaba, mené par la GIZ et financé par l’industrie et l’UE, qui vise à montrer qu’une mine de cobalt artisanale peut respecter les normes internationales de santé, de sécurité et d’environnement, et à faire naître la première mine de ce type sous le Code minier de 2018.

Visiter cobalt4development.com
Formaliser une mine, comme modèle pour beaucoup d’autres.
Kisote · Kolwezi · DR Congo

Formaliser une mine, comme modèle pour beaucoup d’autres.

Formaliser une mine, comme modèle pour beaucoup d’autres.

Cobalt for Development se présente comme une initiative volontaire et intersectorielle qui œuvre à transformer l’exploitation minière artisanale et à petite échelle du cobalt dans la province du Lualaba : montrer qu’elle peut respecter les normes internationales de santé, de sécurité et d’environnement, améliorer les conditions de vie et de travail et contribuer à formaliser le secteur. La GIZ la met en œuvre pour le compte des entreprises participantes et grâce à leur financement, sans aucun intérêt commercial propre.

Elle est née du rapport d’Amnesty International de 2017 sur le cobalt et le travail des enfants : BMW a commandé une étude de faisabilité à la GIZ en 2018, et le C4D a été lancé en 2019, l’une des premières collaborations intersectorielles sur le cobalt artisanal. Aucune des entreprises financeuses n’exploite ni n’achète les minerais des sites : l’objectif est une démonstration crédible et indépendante, guidée de bout en bout par le Guide OCDE sur le devoir de diligence.

Les premiers travaux associaient un volet minier à un programme communautaire dans le village de Kisote, au sud de Kolwezi : une nouvelle école, des groupes d’épargne, l’agriculture et l’appui aux familles, qui ont largement réussi. Le volet minier s’est révélé plus difficile. Le premier site candidat à Kisote a été abandonné lorsque les forages ont montré que le cobalt se trouvait trop profond pour une extraction artisanale, ouvrant une longue recherche d’un site légal exploitable.

Cette recherche est au cœur de l’histoire du C4D. Après des tentatives infructueuses sur une concession industrielle, elle a abouti en 2024 à Tombolo, un site sous-loué par la Gécamines à l’entreprise publique du cobalt, l’EGC, appelé à devenir la première mine de cobalt artisanale légale sous le Code minier de 2018. La chronologie retrace ce parcours.

Ce qu’il démontre

Une lecture honnête.

Le C4D est franc dans ses propres rapports : le devoir de diligence du secteur privé peut ouvrir la voie, mais seuls les États engagent une réforme durable. L’avancée de Tombolo n’est pas venue d’une entreprise mais d’un acte de politique congolaise, la Gécamines sous-louant le site à l’EGC, renforcé par un décret présidentiel de 2025 reconnaissant le pilote comme une priorité.

Son héritage le plus durable tient peut-être aux capacités, plus qu’à une seule mine. Cinq modules de formation, co-élaborés avec le SAEMAPE et la BGR et reconnus à l’international, sont désormais intégrés au programme du SAEMAPE, des agents de l’État étant formés comme formateurs, de sorte que le travail survit au financement du projet.

L’élément manquant, selon le C4D lui-même, est l’accès au marché : tant que le cobalt artisanal responsable n’est pas mieux rémunéré que les prix du marché noir, la formalisation n’a pas d’incitation durable. Ce profil reprend la retenue du C4D et n’exagère rien.

Sur le Hub

Plus d’initiatives, cartographiées et suivies.

Cobalt for Development est l’un des dizaines de programmes du cobalt artisanal. Parcourez le registre complet, ou dites-nous ce qui manque.