IPIS est un institut de recherche indépendant d’Anvers dont l’infrastructure de cartographie des sites miniers et de suivi des incidents, bâtie depuis plus d’une décennie dans l’est de la RDC, atteint désormais la ceinture cuivre-cobalt. Son système Kufatilia a été étendu au Lualaba, cœur du cobalt artisanal, en 2023.
Visiter ipisresearch.beIPIS (International Peace Information Service) est un institut de recherche indépendant et à but non lucratif basé à Anvers. Sa mission affichée : fournir information, analyse, renforcement des capacités et conseil aux acteurs œuvrant pour une paix durable, le développement durable et les droits humains. Il travaille sur quatre axes : ressources naturelles, entreprises et droits humains, cartographie des conflits, et commerce des armes et sécurité.
Seul le programme Ressources naturelles est présenté ici. Depuis 2009, IPIS a bâti la carte ouverte la plus détaillée de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle en RDC, en envoyant des équipes de terrain géolocaliser les sites et documenter qui y travaille et dans quelles conditions. Ce travail a commencé avec les minerais 3T (étain, tungstène, tantale) et l’or de l’est ; ce qui le rend pertinent pour ce Hub, c’est que la même méthodologie et les mêmes outils de suivi se sont depuis étendus vers le cobalt.
Le périmètre, en toute honnêteté : IPIS ne publie pas encore une carte site par site de la ceinture cuivre-cobalt comme il le fait pour les Kivus. Son empreinte cobalt, c’est son système de suivi des incidents Kufatilia, actif au Lualaba depuis 2023, et un ensemble ciblé d’analyses sur la diligence cobalt et la réglementation européenne, par-dessus une méthode de terrain conçue pour cartographier précisément ce type de secteur.
Des équipes de terrain géolocalisent les sites artisanaux et consignent les minerais extraits, le nombre de travailleurs, la présence des femmes et des enfants, l’interférence d’acteurs armés, les barrages et l’état de la traçabilité, dans une base ouverte de plus de 3 400 sites.
Un système de signalement communautaire qui recense accidents, violences et atteintes à l’environnement liés à la mine, couvrant désormais la province cobaltifère du Lualaba aux côtés des provinces de l’est.
Il compare l’approvisionnement en cobalt et en 3T, évalue les dispositifs de traçabilité et les confronte au Guide de diligence de l’OCDE qui fonde le cobalt responsable.
Il apporte des preuves de terrain de la RDC aux débats sur le règlement Batteries, le règlement sur les matières premières critiques et le règlement sur les minerais de conflit, à mesure qu’ils touchent le cobalt.
IPIS publie ses données sous forme de webmaps et de tableaux de bord interactifs et ouverts. Ci-dessous : la webmap phare de la mine artisanale de l’est de la RDC, et la formation Kufatilia de mars 2023 à Kolwezi qui a ouvert le suivi des incidents dans la province cobaltifère du Lualaba.


Les webmaps en ligne et le tableau de bord des incidents Kufatilia, qui montre le Lualaba, sont liés dans les Références ci-dessous. La ceinture cuivre-cobalt est pour l’instant couverte par le suivi des incidents, et non par des polygones de sites miniers.
Les décomptes de sites couvrent l’est de la RDC (3T et or) ; en juin 2023, la base comptait 6 955 visites de sites au total. L’extension au Lualaba relève du suivi des incidents (avec les OSC ADDH, AFEDECO et IBGDH), non d’un recensement des sites. Chiffres : IPIS.
La recherche minérale d’IPIS est financée par subventions et menée avec des réseaux locaux de la société civile. Le travail pertinent pour le cobalt s’appuie sur des financements publics européens, belges, néerlandais et américains.
Bailleurs et partenaires varient selon les projets ; ceux cités soutiennent la cartographie, Kufatilia et les analyses de diligence. Les trois OSC du Lualaba assurent le signalement des incidents sur le terrain autour de Kolwezi, Mutshatsha et Lubudi.
Les pages IPIS, jeux de données et productions pertinentes pour le cobalt qui sous-tendent ce profil.
IPIS commence la cartographie systématique de terrain des sites miniers artisanaux dans l’est de la RDC.
Il contribue aux enseignements de mise en œuvre du pilote de diligence OCDE-CIRGL dans les Grands Lacs, le modèle appliqué plus tard au cobalt.
IPIS lance Kufatilia, système communautaire de signalement des incidents miniers, dans les provinces de l’est.
Il publie sa première note dédiée au cobalt, sur le travail des enfants et la corruption de la mine industrielle au Katanga et au Lualaba.
Une analyse comparative de l’approvisionnement en cobalt et en 3T depuis la RDC paraît avec EurAc.
Kufatilia est étendu au Lualaba, avec une formation d’OSC à Kolwezi : la première présence opérationnelle d’IPIS dans la zone cobalt.
IPIS organise un débat sur le cobalt congolais, la réglementation européenne sur les batteries et les matières premières, et l’investissement direct.
IPIS est actif et indépendant. Pour ce Hub, il se comprend non comme un programme cobalt, mais comme la colonne vertébrale de recherche et de cartographie à laquelle le débat sur le cobalt emprunte : une base de preuves ouverte, un système de suivi communautaire et un corpus d’analyses de diligence, conçus pour les minerais de l’est et qui s’étendent désormais vers la ceinture cuivre-cobalt.
Deux réserves honnêtes. D’abord, IPIS ne cartographie pas encore les sites de cobalt un à un comme il le fait pour les Kivus ; la cartographie détaillée des sites cuivre-cobalt souvent citée (environ 150 000 à 200 000 mineurs artisanaux) est l’étude BGR et Carter Center de 2019, non celle d’IPIS. Ensuite, IPIS souligne que ses données d’incidents sont sélectives, non un recensement statistiquement représentatif. Sa valeur, c’est la réalité de terrain et la méthode, non une image complète du secteur.
IPIS est l’un des dizaines de programmes et organismes qui façonnent le cobalt EMAPE. Parcourez le registre complet, ou signalez-nous ce qui manque.